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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 22:18

 

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Le vieil adage semble être confirmé par une étude australienne qui démontre que certains emplois sont pires pour la santé mentale que l’absence d’activité.
En situation de chômage, dans un contexte économique morose comme celui que nous connaissons actuellement, certains peuvent être tentés de sauter sur le premier job venu.
Se remettre dans le circuit, ça ne peut être que bénéfique, se dit-on.
 
Sauf que la réalité est bien plus complexe que cela. Après avoir suivi plus de 7000 Australiens sur une période de 7 ans, des chercheurs estiment que le retour à l’emploi ne va pas forcément de paire avec bien être personnel ou confort psychologique.
 
«Passer du chômage à un travail de faible qualité n’apporte aucun bénéfice mental, et s’avère au contraire plus mauvais pour la santé mentale que l’inactivité», déclare l’auteur principal de l’étude, un certain Peter Butterworth, du Centre de Recherche sur la Santé Mentale de l’Université Nationale d’Australie, à Canberra.

Selon l’étude, un travail doit être complexe, exigeant, sécure, bien payé et disposé d’un certain degré d’autonomie pour être épanouissant. A l’inverse, un salarié qui craint pour son poste, est sous-payé et doit rendre trop de comptes à son manager va subir un déclin de sa santé mentale, avec notamment l’augmentation des symptômes de la dépression et de l’anxiété.

«Cela va à contre-courant de la croyance universelle qui veut que n’importe quel job offre des bénéfices psychologiques aux individus en comparaison aux effets démoralisant du chômage», note Butterworth.

Dans le détail, les chercheurs ont également pu remarquer que l’environnement de travail avait encore plus d’impact que les attributions du poste lui-même. Les managers jouent un rôle crucial dans le bien-être de l’employé : «Les mauvais supérieurs rendent n’importe qui mécontent. Le stress vient des mauvais managers», affirme Robert Hogan, expert sur la personnalité au sein du lieu de travail.

Cette étude n’a toutefois pas pour but de conseiller aux gens de refuser un travail dont ils ont besoin à tout prix (remplir son frigo ou payer son loyer passe avant le confort psychologique). Plutôt d’inviter à une réflexion globale sur les conditions de travail et le bien être des salariés.

«De la même façon que nous n’acceptons plus des lieux de travail qui sont dangereux physiquement, ou où les employés sont exposés à des substances dangereuses ou toxiques, il faudrait se concentrer à assurer un environnement psychologique positif au travail», suggère Peter Butterworth...

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