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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 17:15

 

bouquin

 

Pas évident pour les dirigeants du CAC 40 d’annoncer les excellents résultats 2011 sans choquer un public assommé par la crise, et ce, à moins de deux mois de l’élection présidentielle.
L’agence Euro RSCG C&O, qui vient de présenter une étude sur le partage de la valeur au sein des groupes du CAC 40, a la solution : être «transparent», «explicatif», et insister sur la dimension «sociétale» de la finance...
Question emploi
Ce n’est pas brillant du tout. Malgré de très bons résultats financiers, les quarante plus grandes sociétés françaises ne créent quasiment plus d’emplois dans leur pays d’origine. Et si les effectifs des entreprises du CAC 40 ont globalement augmenté de 10% en cinq ans, c'est dû à l'incroyable boom des emplois précaires (CDD, stages, temps partiel subi, etc.) « qui pèsent pour plus d'un un tiers du total» soulignent les auteurs de l'étude.
«Partage de la valeur»
La part redistribuée aux actionnaires a augmenté de 31% de 2006 à 2011, grâce à un maintien des dividendes et à des rachats d’actions réalisés par les entreprises. Pour autant, tout n’est pas rose pour l’actionnaire : les cours se sont effondrés de 30%. In fine, les actionnaires ont donc perdu 18% de leur mise en cinq ans.
Pour les patrons
Pour eux, tout va bien. Leur rémunération a progressé de 34% depuis 2006. Pourquoi plus vite que les bénéfices ? Mystère... Le code Afep-Medef, qui a tenté d’apporter un peu de transparence dans ce domaine, a encore beaucoup d’efforts à faire. Euro-RSCG appelle, d’ailleurs, dans son étude les entreprises à bien mieux justifier les évolutions.

Concernant les salariés.Vraiment pas terrible : en cinq ans, les augmentations ont connu une progression de seulement 13% dans les grandes sociétés. Les salariés des entreprises de moindre taille ne peuvent même pas en dire autant.

Quant aux investissements, ils se sont écroulés de 24%. Un chiffre à mettre sur l’effet de la crise qui a conduit les grandes entreprises a réduire drastiquement leur endettement pour rassurer les marchés. «L’investissement des entreprises du CAC 40 pourrait redémarrer bientôt. Mais pas en France»...dit Laurent Habib, le président d’Euro RSCG C&O.
Fiscalité
Les sociétés du CAC paient, en proportion, 2,3 fois moins d’impôts sur les bénéfices que les PME. Les profits sont surtout réalisés à l’international, et une batterie d’exonérations fiscales permettent à certaines de ne pas payer l’impôt sur les sociétés.
«Le sujet commence à faire débat», admet Euro RSCG, qui conseille de rappeler que les grandes sociétés paient plus d’impôt aujourd’hui (25 milliards d’euros versés en 2010) qu’il y a cinq ans par exemple (20 milliards en 2006.) L’agence conseille donc aux sociétés d’adopter le message: «Il n’y a pas de délocalisation fiscale.»

Maurice Lévy sera t-il tenté de suivre les précieux conseils d'Euro RSCG pour communiquer lors de la publication de ses propres résultats ? Un comble pour le mediatique dirigeant de l'Afep, de surcroit patron d'un groupe de communication qui démontre jour après jour qu'il  ne «connait pas la crise» !

 

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