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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 22:08

 

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Publicis Consultants, "l'agence qui contribue à changer le regard de la société sur l'entreprise" a réussi son coup. Avec l'annonce toute récente d'un plan de départs volontaires concernant sa création, elle a été à la hauteur de sa devise et pourra se targuer d'avoir définitivement redoré son image. 10 postes sont concernés par cet exercice de revalorisation.

Mais au fait, quel est l’intérêt d'un employeur comme Publicis de recourir à un plan de départs volontaires, par rapport au classique plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ?

L’intérêt principal est que l'agence échappe à la remise en cause de la rupture du contrat de travail. Les "départs volontaires" ne sont pas des licenciements, ils se terminent en principe par la signature d’un accord, d’un contrat de rupture qu’il est très difficile de remettre en cause. Dans ce domaine, la rencontre de deux volontés fait la loi des parties, et cette loi est quasi impossible à défaire. Donc, non seulement l’employeur peut dire : « Regardez, je respecte la volonté des salariés, je n’oblige à rien, je suis un excellent employeur », mais une fois que le contrat de travail est rompu, on ne peut pas revenir dessus. Après un plan social, on a des centaines d’actions prud’homales de salariés qui contestent le bien-fondé de leur licenciement. Après un départ volontaire, le salarié qui saisit les prud’hommes va se voir répondre qu’il ne peut pas revenir sur ce qu’il a signé.


Il y a deux types de plans de départs volontaires : dans la majorité des cas, il s’agit de plans présentés par les employeurs dans le cadre d’un PSE – s’il n’y a pas assez de départs volontaires, l’entreprise procédera à des licenciements pour atteindre le nombre de suppressions d’emplois visé. Dans ce cas, les obligations en matière d’information-consultation du comité d’entreprise et de mise en place d’un plan de reclassement sont les mêmes que celles du PSE. Dans l’autre cas, le plan de départs volontaires est présenté en dehors de tout PSE. L’employeur dit qu’il veut supprimer des emplois pour motif économique en faisant appel au volontariat, tout en jurant qu’il ne 
licenciera pas, ce dont on peut douter. Pour ce type de plan, les garanties sont infiniment moindres. 


Dans les plans de départ volontaire, les entreprises fabriquent les "volontaires" par toutes sortes de moyens. Chez un grand constructeur automobile, en 2010, les salariés étaient en chômage partiel depuis plusieurs mois, ils perdaient beaucoup d’argent. Le jour où on leur a proposé une somme pour partir, ils se sont jetés dessus : 10 000 euros, ça peut paraître beaucoup quand on a un découvert à la banque, qu’on est endetté. Il suffit aussi de convoquer un salarié cinq fois de suite pour lui faire peur. On peut aussi faire courir des bruits sur l’avenir peu florissant de l’entreprise, pour faire penser que « ce sera pire après ». Parmi les volontaires, beaucoup de salariés étaient proches de la retraite et bien abîmés, ils savaient qu’après le plan, la productivité allait augmenter et les conditions de travail s’aggraver. Il était alors tentant de partir et de passer trois ans au chômage en attendant la retraite. 


« 80 % des entreprises qui procèdent à des réductions d’effectifs engagent des plans de départs volontaires », a déclaré à l’AFP Yasmine Tarasewicz, avocate au cabinet Proskauer, qui défend les employeurs. Ce procédé est massivement utilisé par les grands groupes, qui souhaitent préserver leur image, éviter la mobilisation des salariés, mais aussi le contentieux devant les prud’hommes après la rupture du contrat de travail. Le volontariat permet aussi aux directions de choisir les salariés qui partiront, et de contourner les critères d’ordre (charge de famille, ancienneté, âge et handicap, catégories professionnelles) à respecter en cas de licenciement collectif.


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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 23:03

  entretien individuel 009

 

 

Qu'est-ce que certains managers sont capables d'écrire lors d'entretiens annuels individuels ?

 Voici le Best Of d'entretiens effectués dans une .........grande banque !

Les phrases suivantes sont des citations tirées de rapports d'évaluation individuelle :
 • Travaille bien seulement quand il est sous surveillance constante et qu'il est coincé comme un rat dans un piège.
• Je ne permettrais pas a cet employé de se reproduire.
• Depuis mon dernier rapport, il a atteint le fond et il a commencé à creuser.
• Elle se fixe des niveaux de performance très bas et ne les atteint pas souvent.
• Cet employé devrait aller loin; et plus tôt il partira, mieux ce sera.
• Cet employé prive un village quelque part, d'un idiot.
• Pas le couteau le plus tranchant du tiroir.
• Un gros ignorant - 144 fois pire qu'un ignorant ordinaire.
• A une mémoire photographique, mais avec le capuchon de la lentille collé dessus.
• Aussi clair que la banquise en décembre.
• Un organisme unicellulaire le bat sur les tests de QI.
• A donné son cerveau a la Science avant d'en avoir fini avec.
• Est tombé de l'arbre généalogique.
• Les barrières sont descendues, les lumières clignotent, mais le train n'arrive pas.
• A deux cerveaux: le premier est perdu et l'autre est parti à sa recherche.
• Si les cerveaux avaient été taxés, ils obtiendraient un rabais.
• S'il était plus stupide, il faudrait l'arroser deux fois par semaine.
• Si vous lui donniez un centime pour chacune de ses pensées, vous obtiendriez de la monnaie.
• Si vous vous placez assez proche de lui, vous pouvez entendre l'océan.
• Certains boivent de la fontaine de la connaissance, lui il ne fait que se gargariser.
• C'est dur de croire qu'il a battu un million de spermatozoïdes.

 

Tout ceci met à jour l'utilité que peut prendre ce type d'exercice.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 22:15

camus-non

Apprendre à dire "non", ça peut être vital, au travail comme ailleurs. A trop souvent tout accepter, on en vient à se dévaloriser, et à ne plus se faire respecter, selon un livre qui vient de sortir en librairies.

Avec Isabelle Métenier, psycho-sociologue et formatrice, qui vient de publier "La rébellion positive", avec Hamid Aguini chez Albin Michel

 

http://www.franceinfo.fr/economie/c-est-mon-boulot/pourquoi-il-faut-savoir-dire-non-au-travail-862703-2013-01-16

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:48

 

Fuite

 

Le remaniement des équipes est un art subtil, qui nécessite beaucoup de doigté. Mais remanier peut être aussi une addiction, une manie. Regardez ce qui se passe chez Publicis Consultants : le président et son comité ont du mal à lâcher la manette des sièges éjectables à force de la titiller. A peine ont-t-ils remanié un premier contingent de "sous performants" que s'annonce une valse endiablée de candidats au départ.
Emportés dans leur élan, ils ne savent plus comment arrêter la machine : c'est la débandade, le sauve-qui-peut. Tout le monde veut partir.
Pour le moment, il reste encore un peu de monde. Mais si cela continue, les remanieurs devront remanier entre eux. Voila qui les fera peut-être un peu changer de méthode ! Après tout, qui manque de connaissance est toujours à la merci du changement.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:49

 

Image (118) - Systeme nerveux chez l Homme (vue de dos)

 

Les cadres commencent à montrer des signes de nervosité face à la détérioration de la situation économique. En plus de leur pessimisme affiché, ils constatent une dégradation de leurs conditions de vie et de leur situation financière.

Le baromètre Viavoice pour Le Figaro/France Inter/HEC montre que les cadres sont, en effet, très pessimistes pour l’année 2013. Ils sont près de 86% à estimer que le taux de chômage va s’accroître cette année.
Du point de vue de leurs perspectives professionnelles personnelles, les cadres ne formulent guère de meilleurs présages. Ils sont 76% à penser que les opportunités de carrière sont "faibles ou inexistantes". Ils sont 61% à anticiper une dégradation du niveau de vie (27% tablent sur une stabilisation). Ils sont toutefois 42% à s’attendre à ce que leur propre situation financière se dégrade durant l’année en cours.
Ce sondage arrive quelques jours après un autre sondage publié par CFDT-Cadres qui met en évidence "l’insatisfaction" de cette catégorie socioprofessionnelle. D’après ce sondage, 41% des cadres jugent leur rythme de travail "un peu trop élevé", auquel il faut ajouter 14% des sondés qui le qualifient "de beaucoup trop élevé, voire insupportable".
Ils sont ainsi près des deux tiers à être "globalement insatisfaits" de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. D’après cette enquête d’opinion, plus de sept cadres sur dix emportent du travail à la maison (76% des femmes et 68% des hommes)...

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:07

  galetteLe sémillant patron de Publicis Consultants a illustré avec brio cette citation à l'occasion de la traditionnelle galette de l'agence Publicis Consultants : "5% de croissance en 2013, a t-il dit, serait le bienvenu ... pour assurer de quoi récompenser les meilleurs..."

L’usage voulait pourtant qu'habituellement on partage la galette en autant de parts égales que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du pauvre » étant destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.

D'après Fabrice Fries, les convives auront plutôt droit cette année à la « part du pauvre »,  la « crème de la crème » se réservant les autres.

C'est assurément la meilleure résolution de cette nouvelle année que l'on ait entendue. On ne jouit bien que de ce qu'on ne partage pas.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 12:49

fango 03

massage-pied-chine

 

Le patron de Publicis n'en finit pas de faire des gorges chaudes sur la fangothérapie (ou pelothérapie) et les massages par piétinement, qui ne constitueraient pas, à ses yeux, un véritable bonus pour la santé. (voir : http://www.lexpress.fr/actualite/medias/maurice-levy-on-m-a-traine-dans-la-boue)

Gardant le silence depuis plusieurs mois, il a, une fois le Nouvel An et ses agapes passés, vivement décrié ces deux techniques de soin, pourtant réputées efficaces pour les problèmes de santé et les affections cutanées.

Le Président de la Fédération Fançaise de Massages Bien-être (FFMBE) a énergiquement réagi aux propos de Maurice Lévy " : " Nous entendons montrer notre détermination à continuer d'exercer notre métier dignement, et notre attachement à défendre les Français qui sont victimes de désinformation sur la pratique des massages de bien-être. Le massage incluant l’utilisation des pieds, conjugué au yoga et à la chiropractie, est très bon pour traiter beaucoup de problèmes et aussi pour dormir sans douleurs dorsales."

De son côté, le Docteur Moulinier, qui officie aux Thermes de Jonzac (cité historique et thermale réputée) en Charente maritime, se dit attéré par les propos du grand patron publicitaire : " Le bain de boue, mis en cause par Maurice Lévy,  favorise une bonne circulation sanguine, procure une bonne santé et rend la peau belle et adoucissante. Pour les personnes âgées et les malades cardiaques, c'est vrai qu'il vaut mieux avoir l’avis de leur médecin avant de pratiquer un bain de boue en raison de sa forte action de stimulation sanguine."

"Ça va être dur" a prévenu François Hollande, au sujet de l'année 2013. Même les gens qui nous font du bien arrivent à se déchirer...

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 20:07

Par DOMINIQUE ALBERTINI  Liberation.fr

 

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Plus d'un million de ces ruptures de CDI à l'amiable ont été conclues depuis 2008. Mais, pour leurs critiques, elles se substituent parfois indûment aux licenciements traditionnels.

Alors que les partenaires sociaux reprendront en janvier leurs discussions sur le marché de l'emploi, il est un élément de cette flexibilité si chère au patronat qui se porte très bien : les ruptures conventionnelles. Selon les services statistiques du ministère du Travail, le cap du million de «RC» a été franchi cet automne. Instauré par la loi en 2008 après avoir été entériné par les partenaires sociaux (sauf la CGT), le dispositif permettant au salarié et à l’employeur de rompre un CDI d'un commun accord a désormais trouvé son rythme de croisière. Mais, en temps de crise, il est également soupçonné de représenter une alternative cavalière au licenciement économique, à l'encontre de sa philosophie initiale. Le point. 

Quelles règles ? 

C’est en août 2008, quelques semaines après la «loi de modernisation du marché du travail» les autorisant, qu’ont été signées les premières ruptures conventionnelles. Il s’agit alors d’offrir au salarié désireux de quitter son entreprise une alternative à la démission, qui n’ouvre pas de droit à l’assurance-chômage, et au patron un dispositif plus «souple» que le licenciement. Aucun motif n’est requis à l’appui d’une rupture conventionnelle : le seul accord des deux parties suffit. La «RC» s’accompagne, pour le salarié, d’une indemnité au moins égale à celle d’un licenciement, et de droits à l’assurance-chômage.

Pour éviter les détournements, la loi prévoit un certain nombre de garde-fous : contrôle de l’accord par l’administration, invalidité en cas de congé maternité de la salariée, de litige antérieur entre salarié et employeur, ou de contournement des règles en matière de licenciements économiques collectifs.

Quels chiffres ?

Entre janvier et octobre 2012, 279 000 demandes de ruptures conventionnelles ont été reçus par l’administration, qui en a homologué 261 000, soit 26 000 par mois en moyenne : c’est 11,5% de plus que l’année précédente et 30% de plus qu’en 2010, sur la même période. Selon l’Unedic, ces ruptures amiables représentaient 25% des ruptures de CDI à la fin 2011, et 9% des motifs d’entrée au régime d’assurance chômage, soit 570 000 personnes entre 2008 et 2011. Elevé lors des premiers mois d’existence du dispositif, le taux de refus des demandes par l’administration a rapidement chuté, et est aujourd’hui stabilisé à 6%. Ces refus répondent souvent à des indemnités inférieures au minimum requis. Enfin, c'est dans les entreprises de moins de 50 salariés, où le dialogue social est moins actif, que les ruptures conventionnelles sont les plus populaires. 

Quel débat ?

Du côté du Medef, on se félicite du «succès» de cette «revendication forte» de l’organisation patronale : «Cela participe de la flexibilité que nous appelons de nos voeux». Mais, selon leurs critiques, les ruptures conventionnelles se sont substituées à d’autres modes, plus contraignants, de rupture de CDI. Mourad Rabhi, secrétaire confédéral de la CGT en charge de l’emploi, en est persuadé : «Entre employeur et salarié, il y a un lien de subordination, pas de gré à gré, estime-t-il. Le dispositif permet aux patrons de pousser plus facilement, et sans motif, leurs salariés vers Pôle Emploi. L’administration n’a pas le temps de contrôler ces accords : neuf fois sur dix, elle les examine à peine». Il est vrai qu'elle ne dispose que de quinze jours pour approuver ou non une RC : passé ce délai, celle-ci est supposée conforme.

En juillet 2012, le Centre d'études sur l’emploi, dépendant du ministère du Travail, a étudié une centaine de cas survenus fin 2010. Selon son rapport, la rupture conventionnelle «sert tout autant de support à une rupture volontaire, à un départ contraint ou à une substitution aux ruptures  unilatérales que sont la démission et le licenciement». «Un nombre important de personnes enquêtées a indiqué que la RC a constitué un moyen pour.les employeurs de les faire partir, alors qu’ils n’auraient pas pu ou voulu les licencier», poursuit le document, estimant qu'«à peine un quart des cas» de l'échantillon correspond à une «mobilité vraiment choisie»par les salariés. 

Dès 2010, une note du Centre d’analyse stratégique, rattaché à Matignon, s’inquiétait de «nouveaux comportements frauduleux», «suffisamment cités par l'échantillon de services interrogés pour illustrer certains risques».

Mais si ces travaux attestent de l'existence de dérives, elles ne permettent pas d'en estimer l'ampleur. «Avant, il y avait déjà des ruptures négociées. Les RC ont permis de les sécuriser, et d'apporter plus de transparence», juge Stéphane Lardy, secrétaire confédéral de Force Ouvrière chargé de l'emploi, dont l'organisation avait approuvé les ruptures conventionnelles en 2008. Reste à voir si le nombre de ruptures conventionnelles poursuivra sa hausse en 2013, année qui verra les indemnités de rupture soumises à un forfait social de 20% dû par les employeurs.

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 16:41
 

 

predateurQuand un prédateur met la main sur une société en difficulté. Histoire courte.

 

1ère partie

5/09/2012
Décision du Tribunal de commerce de Bordeaux : Publicis Webformance ( Multi Market Services France Holdings) reprend la société Cortix, société spécialisée dans la création, l'hébergement et la maintenance de sites pour les PME et la vente d'espaces publicitaires.
- Publicis s'engage à créer sur Bordeaux un véritable service client;
- 26 salariés sont repris sur 134 en France (il y a aussi des salariés en Tunisie).
- Publicis s'engage à ne pas faire de licenciement économique sur une période de 2 ans.

10/09/2012
Sollicitation de l'ensemble des salariés pour répondre à la hotline clients, alors que cela ne rentre pas dans leur fonction initiale et qu'aucune formation sur le groupe ou la filiale n'a été transmise aux salariés (le Service client de l'ancienne société était gérée à Tunis, mais ce service n'a pas été repris par Publicis).

20/09/2012
Arrivée de 2 chargés de clientèle sur St Brieuc, établissement de Publicis Webformance situé en bretagne, pour prendre les appels du parc client repris (pas de recrutement sur le site de bordeaux, contrairement aux engagements auprès du Tribunal de commerce)

10/10/2012
-7 salariés, qui avaient provisoirement répondu à la hotline client, se voient proposer le poste de chargés de clientèle, alors que cela n'a aucun lien avec leur fonction initiale (comptable, chargé de recrutement, agent de numérisation, etc)
-2 responsables se voient proposer le poste de superviseur

                                                                2ème partie
12/10.2012
Un avenant au contrat de travail est transmis aux salariés concernés par le directeur de Publicis Webformance, en demandant de prendre une décision rapidement.
Pour les salariés ayant au préalable refusé le poste, remise du document de rupture conventionnelle, à signer le jour même...

15/10/2012
Déménagement dans les locaux de la filiale de Publicis Activ à Bordeaux

                                 3ème partie - Harcèlement moral et pressions

- Des pressions sont exercées sur l'ensemble des salariés pour les inciter à signer un avenant à leur contrat de travail. L'avenant au contrat est en fait un contrat en bonne et due forme, déloyal, incluant des clauses abusives : clause de mobilité, document anti-daté, rétro-actif, avec de fausses informations ;
- Le délai de réflexion est trop court (demande de signature le jour même);
- Intimidations et pressions exercées en cas de refus de signature de l'avenant ("si tu ne signes pas, tu seras le mouton noir de la société, tout le monde se rappellera que tu seras celui qui n'aura pas signé son avenant, on saura s'en souvenir le moment venu, au moment de se séparer, on s'en souviendra, je te conseille de ne pas te faire remarquer de cette manière, le jeu n'en vaut pas la chandelle...");
- Refus de l'employeur de verser la rémunération variable si l'avenant n'est pas signé et harcèlement de la direction qui prévient que chaque trimestre, au moment du versement de la prime, elle ira voir le ou les salariés qui n'ont pas signé leur avenant en leur montrant ce qu'ils auraient pu gagner s'ils avaient signé et qu'il n'ont pas eu...
- Dans le cadre des ruptures conventionnelles proposées, les salariés n'ayant pas accepté se voient proposer une mutation;
- Harcèlement moral lié aux congés : refus systématique des congés d'une salariée enceinte, réclamant du repos;
- Demande à certains salariés d'effectuer leurs horaires au delà de la limite légale hebdomadaire, sans compensation ni heures supplémentaires rémunérées;
- Ruptures conventionnelles abusives. Des ruptures conventionnelles sont proposées par l'employeur aux salariés repris, en lieu et place de licenciements économiques. Au total, 9 ruptures conventionnelles sont signées sur les 26 salariés repris au Tribunal de commerce.
- 6 autres ruptures conventionnelles sont proposées, sans suite actuellement.

- Des irrégularités apparaissent sur les documents : documents anti-datés (fausse date de signature, fausse date de l'entretien pour que le salarié ne bénéficie de son délai de 15 jours de réflexion), informations erronées concernant le N° SIRET qui correspond pour la plupart des ruptures au n° de l'établissement de St Brieuc alors que les salariés dépendent de l'établissement de Bordeaux, avec une adresse à Lyon (ce n'est donc pas le bon bureau de contrôle des ruptures conventionnelles qui vérifie les documents), obtention des signatures sous la menace et sous la pression sans aucun délai de réflexion, mauvais document Cerfa utilisé pour les ruptures conventionnelles des délégués du personnel (document 14598*01 au lieu du 14599*01) sûrement pour éviter un contrôle plus poussé.
 
                                                             4ème partie 

Le rachat a été fait le 5/09, mais la déclaration n'est effectuée que le 12/11/2012.
Normalement, la société a un délai d'un mois pour déclarer son établissement secondaire.
- Sur les feuilles de paie de septembre et d'octobre, le n° SIRET inscrit est faux et ne correspond à aucun établissement, ce qui peut avoir des conséquence quant aux cotisations à l'Ursaff.
- Sur les document de rupture conventionnelle, c'est le mauvais n° de SIRET qui est renseigné
- Sans déclaration de l'établissement secondaire, il manque des interlocuteurs, notamment la médecine du travail (pourtant indispensable aux salariés justement en cette période), l'inspection du travail (notamment pour la validation des nombreuses ruptures conventionnelles)
- L'affichage obligatoire ne peut pas être fait


                                                             5ème partie

 - 7 membres de la délégation unique du personnel sont élus dans l'ancienne structure Cortix en date du 1/02/2012.
- Le 5/09/2012, 3 élus sont licenciés économiquement car non repris dans l'offre de rachat.
Sur les 4 membres restant, 3 sont touchés par des ruptures conventionnelles.
- Actuellement, la Délégation Unique du Personnel  n'a aucun moyen de fonctionner (pas de local, pas de téléphone, pas d'affichage, pas de budget)
- Aucune réunion avec l'employeur n'est organisée depuis la reprise en septembre alors qu'une réunion par mois est obligatoire.
- Aucune élection partielle n'est organisée pour remplacer les élus qui partent
- Des pressions sont exercées lors de l'utilisation des heures de délégation (questions du directeur : "ça ne m'arrange pas que tu sois absente tel jour, et c'est pour quoi, et cela concerne quels salariés ?", etc)


                                                            Dernière partie

 Le seul objectif de Publicis Webformance lors du rachat a été : la récupération du parc clients. En aucun cas la poursuite de la vie de l'entreprise.

 

FIN

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 21:14

 

19

Publicis France a été distingué groupe de communication de l’année, à l’occasion du « Dîner des Présidents » du XXXIIIème Grand Prix Des Agences de l’année. Ce palmarès, présidé cette année par Jean Feldman, "artiste plasticien", fondateur de l’agence FCA et vendeur de cette agence à Publicis au debut des années 2000, a également primé Marcel comme agence de l’année. Il a failli primer Maurice Lévy, patron de l'année qui avec le plus gros revenu en Europe* aurait dû recevoir le Revenu de l'année.

 

*Parmi les 40 dirigeants des 40 plus grosses entreprises françaises. Quatorze ont dépassé en 2011 le plafond préconisé par Proxinvest de 240 Smic, soit actuellement 4,6 millions d'euros. Il s'agit de Maurice Levy (Publicis), le mieux payé du panel (19,6 millions d'euros) dont le super-bonus avait provoqué une vive polémique au début de cette année.

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