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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 23:22

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 23:13

jargon

 

Comme chacun le sait, le langage de l’entreprise se veut de plus en plus ” jargonesque ” afin non seulement de s’y croire mais surtout d’‘infliger aux non-connaissants une supériorité qui reste somme toute illusoire. C’est un peu comme un médecin : Il vous parle une autre langue, écrit comme un salaud et vous écrase de sa blouse blanche. Petit rappel des mots les plus usités :


1. « Proactif » : plus actif qu’actif. Fréquemment utilisé en entretien d’embauche (« Je suis quel-qu’un de très proactif » - corvéable à merci, prêt à tout pour qu’on l’engage), le terme prend un sens un peu différent en interne : « Les gars, maintenant, il va falloir être proactifs » , à traduire par : « Les gars, le chef veut connaître l’avancée du projet, maintenant il va quand même falloir bosser un peu. »

2. « REx » et « ROI » ne sont pas les clébards du patron. REx est un Retour d’expérience. Un bilan, donc. Et ROI un return on investment, ou retour sur investissement, sur lequel on n’a souvent, « au jour d’aujourd’hui », que « très peu de visibilité ».

3. « n + 2 » : le chef de mon chef ; ou « n + 3 » : le chef du chef de mon chef. « Mon n + 2 a demandé à me voir » peut se traduire par « je suis admis dans le saint des saints ; ils ont enfin compris que Durand (le n + 1) était un con ».

4. « One-to-one » : réunion de deux personnes. Difficilement traduisible par « face-à-face » - trop belliqueux -, ou « tête-à-tête » - trop intime. Le franglais a parfois du bon.

5. « One-to-one skip level ». Réunion à deux, l’autre étant le chef du chef. Autorise à nourrir des espoirs fous. Voir plus haut.

6. « Process » : succession d’activités. Le « process » de marcher, par exemple, consiste à mettre un pied devant l’autre. Tout ingénieur qui se respecte est soit en phase « projet », soit en phase « process » le passage de l’une à l’autre étant souvent hautement périlleux.

7. « Prioriser ». Lorsqu’on entame un projet, on commence sagement par « prioriser les besoins » - établir un ordre de priorité -, tout en sachant parfaitement qu’au stade « process », le foutoir sera de mise. Mais on peut quand même essayer.

8. « Processus-métier » : dérivé de process. Prononcé par le DG, « Il faut formaliser le processus-métier » peut se comprendre comme : « Il va un jour ou l’autre falloir qu’on m’explique en quoi consiste le boulot de ces types. »

9. « Impacter » : influencer. Se conjugue souvent de façon désespérée. « Mon projet a-t-il impacté les résultats annuels ? » . Autrement dit : « Ce que je fais dans cette entreprise sert-il, oui ou non, à quelque chose ? »

10. « Je reviens vers vous » : en début de mail, formule engageante, utilisée pour mettre du liant, amortir éventuellement la requête, adoucir les moeurs de l’entreprise. Le mail se terminera alors par l’ineffable « bien cordialement ».

 






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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 22:04

drapeau-chine-d9f8c

 

C'est une sordide affaire qui lève le voile sur les conditions des ouvriers des usines d'assemblage de produits high-tech en Chine. La société Foxconn Technology est un sous-traitant qui emploie 400 000 personnes et possède pour clients pratiquement toutes les grandes sociétés high-tech : Nokia, HP, Dell ou encore Apple. Le personnel y est soumis à des pressions intenses et quotidiennes. Une employée, citée par le journal Hong Kong South China Morning Post, a déclaré qu'elle travaillait en moyenne 12 heures par jour, 6 jours par semaine. Toujours selon cette employée : "l'atmosphère dans l'usine est si tendue et déprimante que nous n'avons pas le droit de nous parler ou alors on se fait réprimander par nos contremaîtres".

Ce rythme de travail infernal a eu des conséquences dramatiques puisque Foxconn compte 10 suicides depuis le mois de janvier chez ses employés. La moyenne d'âge des employés, entre 18 et 24 ans, et le niveau de salaire estimé à 2000 yuans (300 dollars) en disent long sur le type de postes créés. Chose encore plus incroyable, la direction a demandé à ses salariés de signer une charte pour s'engager à ne plus se suicider, et à accepter un traitement psychiatrique si leur santé physique ou mentale est jugée anormale.

Des militants ont invité à boycotter les produits de Foxconn, notamment l'iPhone d'Apple qui provient principalement de ces usines.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 21:38

 

punks-1

 

La réforme des retraites se profile comme thème d'actualité n°1. Pourtant, dans le fond, la plupart des jeunes (20 ans) et des moyens jeunes (28 ans), n'en ont, disons-le tout net, rien à foutre.Ça peut sembler dommage mais c'est comme ça. La retraite... Alors comment dire... Comment expliquer que plus ou moins consciemment on est persuadé que nous, on en aura pas de retraite?

Mais il y a pire. Ça ne nous choque pas plus que ça. Pas parce que jeunesse folle et insouciante. En fait, cette indifférence révèle un changement en profondeur des mentalités.

Stagiaire dans l'âme

Ce que dit cette indifférence, c'est que les jeunes ont un rapport complètement différent au travail, au salariat et à l'Etat. Rien que ça. Du coup, dans le panier, on peut rajouter les droits, les revendications et le syndicalisme. Voire le code du travail, une expression qui rappelle de vagues réminiscences de cours d'histoire. On ne demande pas ou peu d'augmentation de salaire. On ne serait pas loin de s'étonner d'avoir droit à des congés payés. Des congés payés?... Genre, tu travailles pas et t'es quand même payé? Incongru aux yeux d'une génération de free-lance et de stagiaires ou, version luxe, de CDD.

Si on entend régulièrement louer le système des stages — et en partie à raison — il faut tout de même voir que ça inaugure une nouvelle mentalité. Parce qu'après deux ans de stage, votre esprit sera très longtemps marqué par la logique du stagiaire, un peu à la manière d'un faux pli. Il vous restera toujours quelque chose de ce statut. Quand on commence sa vie active en étant corvéable à merci et en général pas payé (c'est toute la délicate différence entre rémunéré et indemnisé), et qu'en prime on est même plutôt heureux d'en dégotter un de stage alors, forcément, on trouve normal d'arriver tôt et de rester tard.

De toute façon, pour être stagiaire, il vaut mieux oublier toute notion de code du travail, à moins de sombrer dans l'amertume et la dépression. Vous me direz, ça ne dure qu'un temps, ça s'arrange après. Pas tout à fait. Après un stage, vous passez en général en CDD, ce qui est une sorte de prolongement du stage mais cette fois rémunéré. Pour autant, vous êtes toujours dans une position instable. Si par miracle, vous décrochez un CDI, on vous dira que c'est la crise et qu'un CDI à notre époque, c'est déjà une chance. Le patron qui vous embauche en CDI vous fait un cadeau, sachez-le. Une fleur. Vous êtes donc plutôt enclin à vous confondre en expressions de reconnaissance plutôt que d'essayer de négocier votre contrat.

 

Pas de bras, pas de chocolat

 

L'autre cas, c'est le free-lance — de plus en plus nombreux, à tel point qu'on peut se demander si, à terme, le monde du travail ne fonctionnera plus que comme ça. Or quand vous êtes free-lance, vous vivez dans un monde beaucoup plus simple que celui des autres gens, les employés. Un monde régi par une règle: tu ne travailles pas, tu n'es pas payé. Mais attention, l'inverse n'est pas vrai. Tu travailles, tu as peut-être des chances de réussir à te faire payer au bout de quelques mois si tu sais te montrer suffisamment persuasif. Oui, le free-lance doit réussir à convaincre ses employeurs de le payer. Alors autant dire que pour lui, la retraite, c'est juste un terme militaire qui désigne le fait de se replier.

Cette idée d'être rémunéré en fonction de la quantité de travail est en train de s'inscrire dans la mentalité des jeunes. On peut me répondre que ce n'est valable que pour une portion de la population. Mais même dans les jobs proches du nouveau prolétariat, tels que les call-centers ou instituts de sondages en tout genre, vous êtes payés en fonction du nombre de formulaires remplis, du nombre d'appels passés. A l'Education nationale, un prof gagne plus s'il accepte des missions supplémentaires (comme être professeur principal).

C'est le cas depuis longtemps mais les réformes les plus récentes tendent à généraliser ce principe et à glisser de «ceux qui travaillent plus gagnent plus» à «il y en a qui travaillent moins, ils n'ont qu'à gagner moins». C'est donc un rapport au salariat totalement nouveau qui se fait jour. D'autant plus pervers que finalement, il a quelque chose de logique: être payé en fonction du travail effectué et pas en fonction des termes d'un contrat signé des mois auparavant.

 

Se mettre au chômage plutôt que de prendre des congés payés

Quand on en a marre, qu'on veut faire un break, on démissionne. Ou on attend la fin de son CDD. Ou on accepte pas de nouvelles missions. Et les allocations chômage sont alors perçues comme un substitut aux congés payés. Avant, quand vous n'aviez pas vu quelqu'un depuis plusieurs mois, vous lui demandiez «ça se passe toujours bien ton travail chez Xentreprise?» Maintenant, on se demande «Et tu fais quoi en ce moment? T'es toujours chez Xentreprise?» en sachant qu'il y a de fortes chances pour que la réponse soit négative. Ces changements de boulots pourraient faire penser à une génération zapping. Mais le zapping a une connotation de flânerie, de glande, de superficialité. En réalité, il s'agit davantage d'une génération d'auto-entrepreneurs. Sans forcément être officiellement déclaré en tant que tel, on a tendance à envisager sa carrière comme une entreprise qu'on gère. Même en CDI, un employeur est une sorte de client pour lequel on travaille un temps avant de trouver un autre client.

Une multiplicité simultanée

Non seulement on change plusieurs fois de boulot, de secteur d'activité, de façon diachronique donc, mais même de façon synchronique, on multiplie les activités différentes en même temps. Evidemment, il y a des raisons financières. On cumule plusieurs jobs parce que mis bout à bout, ils permettent de payer le loyer. (Et finalement, là encore, l'extrême de cette logique c'est le free-lance qui a besoin de plusieurs clients pour vivre.)

Mais on professionnalise aussi ce qu'on appelait avant le hobby. Tout se mêle, on jongle d'une activité à une autre. On n'est pas prof. On est prof et guitariste dans un groupe de rock et blogueur. On blogue d'ailleurs souvent depuis son lieu de travail. C'est aussi cette pratique d'activités simultanées qui encourage à changer souvent de travail parce qu'elle multiplie le nombre d'opportunités. On pense utile comme tout débrouillard qui se respecte.

Donc dès qu'on trouve une activité sympa, on se demande si on ne pourrait pas en tirer un peu d'argent ou de reconnaissance. Si on caricature, avant on faisait de la confiture le dimanche pour la famille. Maintenant, le lundi matin quand on arrive au bureau, on ouvre un site internet pour vendre nos pots de confiture.

On réseaute

Les dichotomies traditionnelles s'effacent, travail/loisir mais également collègues/amis. Facebook permet de rester en contact avec ses amis certes mais aussi de se créer un réseau dans lequel se mêlent sphère professionnelle et amicale. C'est là où le terme de «réseau» ne reflète pas la réalité parce qu'il renvoie à une notion ancienne. Le réseau était auparavant réservé à un certain milieu, des gens qui avaient fréquenté les mêmes écoles, qui étaient «entre eux». C'était un peu la version boulot des rallyes.

Sur Internet, on peut intégrer un réseau qui n'est pas originellement le nôtre, du moment où l'on parvient à en assimiler les codes. Mais surtout ce réseau fonctionne pour tout. Draguer, trouver un job (ou un stage), récupérer une machine à laver. Quand quelqu'un quitte un appart pas cher, il prévient son réseau via Facebook pour que quelqu'un d'autre le récupère. On se refile les bons plans. Là où l'Etat ou la famille remplissait les rôles d'aide, d'entraide, c'est désormais le réseau qui prend le relais, d'où son importance. Ce n'est pas vraiment un idéal de solidarité qui est en jeu. C'est juste une logique de récupération parce que le recyclage, c'est un des piliers de la démerde.

 

Tous faussaires et pirates

Ces changements se sont faits insidieusement. Ils n'ont pas pris la forme d'une révolution. On n'a pas manifesté pour une autre société. Le résultat, c'est que ces nouveaux modes de vie ne sont pas du tout en accord avec le reste de la société. Pour autant, loin des jeunes l'idée de gueuler. Le vrai débrouillard ne va pas se plaindre, il va se démerder. Il fait avec, au mieux il râle un peu mais surtout, il trouve des solutions. Par exemple, pour avoir un appart, il est impossible de présenter les fiches de paie des différents petits boulots qu'on fait parce que 1/ on arrive rarement à trois fois le loyer, 2/ aux yeux des propriétaires qui gardent en tête l'ancien système un emploi = un salaire, ça ne fait pas sérieux comme mode de vie. Du coup, on fait des fausses fiches de paie. Pour avoir une convention de stage, on fait une fausse inscription à la fac. (Ce qui revient à payer pour avoir sa convention puisqu'il faut quand même s'acquitter des frais d'inscription.)

En résumé, on fraude.

Et dans le domaine culturel, c'est pareil. L'arsenal législatif anti-pirates ne tient pas du tout compte de la réalité du «système». Si on nous interdit de télécharger, on se rabat sur le streaming et ce n'est évidemment pas pour le plaisir de piller les artistes. C'est toute une économie qui est en jeu. Si on travaille pour pas beaucoup d'argent, on est dans un système économique fragile qui nécessite que certaines choses (dont l'accès à la culture) soient gratuites. En tant que consommateurs, les jeunes téléchargent. Et toujours selon le brouillage des frontières de cette génération D, ils sont aussi critiques et chargés de com'. Si la musique d'un groupe leur plaît, ils s'investiront et feront sa promotion, relayeront les concerts, l'actu du groupe. Ils peuvent à la fois être de vilains pirates et faire le succès d'un artiste. Et évidemment, ils sont eux-mêmes producteurs. De musique, de vidéo, de textes.

Une fois brossé ce tableau, on comprend que la question de savoir si on va calculer le taux plein des retraites sur les 25 meilleures années de salaire est très loin de la réalité vécue par de plus en plus de jeunes.

 

Titiou Lecoq                  http://www.slate.fr/

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 22:17

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:08

grève

DR - Air France

 

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent à une journée de mobilisation jeudi 27 mai. C'est le jour de la "réunion des managers" et le jour où va être dévoilé le plan de réorganisation de Publicis Consultants.

Dénonçant un « calendrier extrêmement serré » pour la concertation sur la réforme des retraites, qui n’offre « pas une qualité de dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société », les cinq organisations syndicales ont appelé à une journée de grève.
Elles « appellent les salariés, les retraités, les jeunes et les privés d’emploi à une journée nationale de mobilisation le jeudi 27 mai 2010 pour interpeller ensemble les pouvoirs publics, tous les employeurs et peser sur les choix à venir. ».

"Dans un contexte économique et social caractérisé par une situation de l’emploi dégradée, des difficultés de pouvoir d’achat et une aggravation des conditions de travail pour de nombreux salariés, dans le public et dans le privé, en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA réaffirment que la sortie de crise passe par des politiques publiques en faveur d’une relance économique intégrant la satisfaction des besoins sociaux.
Donner la priorité à l’emploi stable, améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les inégalités, réorienter la fiscalité vers plus de justice sociale, investir pour l’emploi de demain par une politique industrielle prenant en compte les impératifs écologiques et par des services publics de qualité restent nos objectifs communs.
Concernant les retraites, elles rappellent que l’emploi "en quantité, en qualité et qualifié, reconnu et valorisé" doit devenir une priorité dans les entreprises et les administrations pour redonner du sens au travail, à la société toute entière. C’est une source de financement incontournable pour assurer le devenir et la pérennité de notre système de retraites par répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle. Une plus juste répartition des richesses, la réduction des inégalités, l’égalité entre les Femmes et les Hommes au travail s’imposent aussi pour garantir à tous un bon niveau de vie à la retraite. L’âge légal de départ en retraite à 60 ans doit être maintenu. La pénibilité du travail doit être reconnue et ouvrir des droits à un départ anticipé à la retraite."

A jeudi, donc...


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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 23:43

apero

 

Pour fêter l'arrivée de l'été et s'excuser des désagréments vécus en matière de paiement des congés payés, le haut management de Publicis Consultants serait prêt à organiser un apéro géant à Suresnes.

Info ou intox ?

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 22:37

cha0

 

"Sans vision à partager, sans projet à vivre, sans rêve à atteindre, comment une entreprise ou une institution peut-elle espérer être entendue, comprise et suivie ? Réconcilier l’homme et l’entreprise, conjuguer l’exigence économique aux aspirations personnelles de l’individu imposent d’établir une cohérence réelle entre toutes les expressions d’un employeur tant envers ses publics internes que ses publics externes."


On ne rêve pas. Il s'agit bien du credo de Publicis Consultants RH. Vous savez, ce "département" chargé de donner des leçons en matière de "ressources humaines" à des clients.

Peut-être devrait-il se pencher sur le cas de sa maison mère ?

Parce qu'en matière de cohérence et de réconciliation homme-entreprise, il y a comme qui dirait "un déficit d'image".

Que voulez-vous ? Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 23:09

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Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire notamment en matière de rémunération, de promotion professionnelle en raison de ses activités syndicales. Voici quelques exemples qui ont été sanctionnés :

Dans trois affaires récentes, la Cour de cassation a sanctionné des employeurs qui avaient pris des mesures discriminatoires à l’encontre de syndicats et/ou de salariés, représentants du personnel. Voilà ce qu’ils ont fait et qu'il est vraiment préférable de ne pas faire, car les actes de discriminations syndicales peuvent coûter cher.

Mettre en œuvre des moyens afin de réduire l’influence d’un syndicat. Dans cette 1re affaire, un employeur avait fait appel à un cabinet de conseil afin de limiter l’influence d’un syndicat au profit d’un autre. Pour cela, des réunions avaient été organisées avec les cadres de l’entreprise en montrant la nécessité de neutraliser ce syndicat et de favoriser l’émergence d’un autre syndicat. L’employeur et le cabinet de conseil ont été condamnés pour délit d’entrave et discrimination syndicale. En effet, l’employeur ou ses représentants ne doivent employer aucun moyen de pression en faveur ou à l’encontre d’une organisation syndicale quelconque (C. trav., L. 2141-7).

Licencier des salariés ayant créé une section syndicale. Dans cette 2e affaire, une salariée avait été licenciée en même temps que deux de ses collègues avec qui elle avait décidé de créer une section syndicale. La Cour de cassation a retenu que son licenciement était lié à cette activité syndicale et était de ce fait discriminatoire. Son licenciement est donc nul.

Dispositions conventionnelles particulières en matière de progression et d’augmentation de salaire. Dans cette dernière affaire, un accord collectif prévoyait les conditions dans lesquelles les représentants du personnel et syndicaux pouvaient prétendre à une promotion professionnelle et les limites de l’augmentation de salaire qui en découlait. Ainsi, l’augmentation du salaire d’un représentant du personnel ayant une promotion était limitée, contrairement à d’autres salariés. Cette mesure conventionnelle était discriminatoire et donc nulle.

Notez-le : tout acte ou clause discriminatoire est réputé nul. Ainsi, suite à un licenciement discriminatoire, un salarié peut demander sa réintégration. Un employeur peut être condamné à verser au salarié victime d’une discrimination des dommages et intérêts pour réparation du préjudice subi. Il encoure également des sanctions pénales : 3.750 euros d’amende. La récidive est punie d'un an d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 20:04

victoire


C'est une double raclée que vient de se prendre coup sur coup la Direction de Publicis Consultants. En grande partie due, il faut le reconnaitre, aux agissements anti-sociaux de son ancien Président, expulsé de Suresnes l'an dernier.

Deux salariés viennent de remporter un procès aux prud'hommes pour avoir été abusivement licenciés.

Publicis Consultants est condamné à payer des dédommagements conséquents à chacun.

Une sérieuse leçon pour un employeur qui n'a pas l'air de vouloir considérer le droit du travail comme il le devrait.


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