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La crise financière n'en finit plus d'obscurcir les perspectives économiques ? Qu'à cela ne tienne, les revenus des patrons du CAC 40
sont, eux, éclatants. La preuve : ils ont fait un bond de 58% en 2007 malgré les aléas de la Bourse. Le total des revenus cumulés est passé de 102 millions en 2006 à 161 millions en 2007.
Pour la première fois ce sont les revenus totaux qui sont calculés et qui prennent en compte le salaire fixe, le variable, les stock-options, ainsi que les dividendes issus des actions de
la société qu'ils dirigent et les jetons de présence alloués par d'autres sociétés du CAC 40.
Attention les yeux, voilà les 10 patrons les mieux payés (prêtez attention aux augmentations
en pourcentage par rapport à l'année dernière):
1. Pierre Verluca, Vallourec: 18,12 millions (+ 2312 %)
2. Gérard Mestrallet, Suez: 15,54 millions (+ 364 %)
3. Xavier Huillard, Vinci: 13,10 millions (+ 552 %)
4. Henri Proglio, Veolia Environnement: 7,33 millions (+ 207 %)
5. Henri de Castries, Axa: 5,53 millions (+ 22 %)
6. Jean-Bernard Lévy, Vivendi: 5,42 millions (+ 129 %)
7. Daniel Bouton Société générale: 5,24 millions (– 52 %) (on se demande pourquoi cette baisse dites donc...)
8. Jean-Paul Agon, L'Oréal: 5,03 millions (+ 27 %)
9. Martin Bouygues, Bouygues: 4,99 millions (+ 69 %) (hors dividendes)
10. Benoît Potier, Air liquide: 4,37 millions (+ 52 %)
Concernant Maurice Lévy, question salaire, il se monte à environ 3 millions d’euros avec une partie fixe qui tourne autour de 800.000 euros. Ses stock-options : il détiendrait au
global, environ 4,6 millions d’actions. On estime que sa plus value potentielle sur ses stock-options s’élèverait à 7 millions d’euros. (chiffres 2007).
Réagissant à l’annonce faite par le président américain Barack Obama de limiter le salaire des patrons des entreprises aidées par
l’Etat à 500.000 dollars par an (389.000 euros environ), la patronne des patrons français a déclenché un tir de barrage, faisant savoir à quiconque en France aurait l’idée de proposer la même
mesure qu’elle se trouverait en travers du chemin. Il n’est “ ni normal ni souhaitable que l’Etat décide des rémunérations des chefs d’entreprises”, résume donc Laurence Parisot.
C'est