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Cet hiver, déjà, un groupe anti-publicité intitulé "raslapub" avait revendiqué la "neutralisation par des inscriptions à la peinture" des quatre premiers écrans publicitaires numériques, permettant de diffuser de petits films publicitaires, installés dans les stations du métro parisien.
Ces panneaux publicitaires numériques avaient été installés à la station Charles de Gaulle-Etoile, et avaient été inaugurés le 1er décembre par le PDG de la RATP.
D'ici juin, 400 écrans LCD haute définition, hauts de 1,60 mètre et larges de 90 centimètres, doivent être installés dans les couloirs du métro.
"En plus d'être énergivores et de happer encore davantage l'attention des usagers, ces écrans sont munis d'outils (capteurs de visage) qui analysent les détails des publicités qui attirent le plus l'attention des personnes et mesurent leur audience: un procédé digne des romans d'Orwell!", avait écrit "raslapub" dans un communiqué.
"Le public ne veut pas de ces écrans, qui sont un nouveau pas franchi dans le conditionnement publicitaire, pourtant déjà insupportable pour tout voyageur ayant un peu de respect pour son intégrité mentale.
Il est grand temps que les dirigeants de la RATP comprennent que le métro a pour finalité de transporter des usagers d'un point à un autre, et non de les transformer en chair à canon pour publicitaires", ajoutait le groupe.
Interrogé sur le prix de ces équipements, Metrobus ( Groupe Publicis) n'avait pas souhaité répondre, invoquant "le secret commercial".
