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«Respecter la deadline», «prioriser sa to-do-list», «répondre asap»«tu as la matinée pour finir» «le client veut le boulot dans 5 minutes»: l’urgence s’invite en permanence dans notre vie quotidienne au bureau. C’est ce qui ressort d’une étude menée en avril dernier*.
De fausses urgences qui mettent la pression
Ainsi deux tiers des personnes interrogées (67%) disent travailler souvent dans l'urgence et 22% de façon permanente, tandis que 81% estiment ne plus avoir la maîtrise de leur agenda…. Un sentiment généralisé alors même que 26% des taches effectuées seulement leur paraissent véritablement urgentes!
Un paradoxe en réalité tout à fait logique au vu du fonctionnement de beaucoup d’entreprises comme Publicis. Qui n’a pas eu l’expérience d’un client pressé ou d’un manager zélé un peu trop insistant : ces petits «coups de pression» sont en grande partie responsables de cette sensation de tension.
Des salariés connectés et submergés
Autre explication: la multiplication des sollicitations par mail ou sur les réseaux sociaux désormais accessibles à tout moment sur les smartphones. Ces outils censés doper la productivité des collaborateurs sont un facteur de stress supplémentaire (89%) et de déconcentration (84%).
A cela viennent s’ajouter des réunions à répétition pas toujours utiles, désignées par 75,7% des salariés comme la première source de perte de temps.
Une situation préoccupante pour le bien-être des salariés mais aussi pour leur efficacité professionnelle. «A la fin de leur journée de travail, les Français disent n'avoir réalisé en moyenne que 43% des tâches qu'ils avaient prévues. Seulement 19% des Français disent ‘maîtriser leur organisation’» souligne les auteurs de l’étude dans un communiqué. Plus grave encore: 95% d'entre eux voient leur vie personnelle affectée par leurs urgences professionnelles…
*Etude auto-administrée en ligne réalisée auprès d'un échantillon de 1.427 salariés en France du 15 au 25 avril 2012.