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C'est sûr, en cette fin 2009, on ne peut pas dire que la confiance soit au plus haut.
Combien d'"amis galériens" Suresnois diraient aujourd'hui que les intérêts de certains dirigeants et les leurs sont toujours allés dans le même sens ?
Le “divorce” avec la boîte a été accentué par une crise qui dure, et le comportement peu solidaire de ceux qui ont été les plus attachés à leur “territoire”, à leurs avantages.
Après un an de tracas, de changements incessants, de ré-organisations et à l’heure où l’on serait tenté de réconcilier de force les salariés avec l'entreprise, ne conviendrait-il pas de souhaiter
aux dirigeants de se réconcilier avec les équipes ?
Le “redémarrage” ne résultera plus de discours célébrant "l'entreprise performante", ou “ en ordre de marche”. Le style “eighties” est définitivement "has been". Les salariés sont
devenus réfractaires aux communications visant à les enrôler, et ils préfèrent avoir leur mot à dire sur ce qui les concerne.
Le moment n’est-il pas venu de repenser notre travail avec des mots comme équité, proximité et participation ?
Le moment n'est-il pas venu de mieux justifier les avantages de certains, les hausses de salaire et les bonus un peu trop “individualisés”, quand l’entreprise dans son ensemble risque d' être
sollicitée pour “mettre un coup” en 2010 ?
La proximité - dans les discours, les décisions et sur le terrain - concerne tous les salariés, qui ont eu trop souvent l’impression que leurs dirigeants vivaient sur une autre planète...
La démocratie s'enrichit des expériences de chacun tous les jours, l'entreprise doit, elle aussi, imaginer des formes nouvelles de consultation et de débat avec ses salariés.
Une participation plus active infléchira les pouvoirs existants quand c’est nécessaire et obligera le management à mieux se définir et argumenter ses projets.
Le défi pour redonner la "banane" chez Consultants sera de faire émerger un réel contre-pouvoir coopératif.
Droit au débat et volonté d'agir ne pourront aller l’un sans l’autre. Vive 2010 ?