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Maurice Lévy a cinq ans de plus pour arrondir sa cassette personnelle. A 69 ans, le sémillant président du directoire de Publicis, dont le mandat devait s’achever fin 2011, vient d’obtenir le report à 75 ans de la limite d’âge pour exercer sa fonction. De quoi faire toussoter cette vigie de la «bonne gouvernance» des entreprises qu’est le cabinet Proxinvest. C’est que Lévy avait déjà très bien monnayé son départ. «Il était acté qu’il toucherait une deuxième fois la totalité des bonus qui lui ont été versés entre 2003 et 2011 en sus d’une indemnité de non-concurrence», précise le cabinet. Soit un jackpot de 20 millions d’euros, six fois son salaire de 2010. Le code Afep-Medef sur la gouvernance, plébiscité en 2008 par l’entre-soi patronal, précise pourtant que «l’indemnité de départ [du patron] ne doit pas pouvoir excéder, le cas échéant, deux ans de rémunération (fixe et variable)». Précision croustillante, Lévy préside depuis un an l’influent cercle patronal qu’est l’Afep… Reste une (naïve) question : ces avantageuses conditions de départ seront-elles reconduites pour les cinq ans à venir ?
Par NATHALIE RAULIN Liberation 09-06-2011