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SBM ? Yeux qui pleurent, nez qui pique, irritations, éternuements... voici quelques uns de ses symptômes.
Ce syndrome semble lié au caractère neuf des bâtiments et peut-être donc aux matériaux, agencements et nouveaux usages ou systèmes les concernant. Il semble avoir apparu dans les locaux de
Suresnes, au 24, et s'est amplifié, cet automne avec le renforcement de l'air pulsé dans les étages.
Le CHSCT parle de plus de 10% de personnes touchées, réponses obtenues à un questionnaire envoyé par mail.
Un rapport de l'Organisation mondiale de la santé estimait que ce syndrome, prenant l'apparence d'épidémies touchait jusqu'à 30% des bâtiments nouvellement construits dans le monde. Le SBM peut
apparaître dans des immeubles conformes à toutes les normes existantes.
Il n'existe pas encore de définition normée ou universelle de ce syndrome. Elle varie selon les pays (par exemple l'Institut universitaire romand de Santé au Travail (l'IST) estime qu'il y a un
problème quant au moins 25 à 30% du personnel déclare des problèmes de type irritatif.
Ce syndrome comporte aussi une dimension socio-psychologique, pouvant générer une anxiété qui en aggrave les effets. La hiérarchie, la médecine du travail ou le propriétaire du bâtiment,
comme les autorités sanitaires, sont souvent gênés pour traiter ce problème souvent d'abord dénoncé par les occupants ou usagers eux-mêmes.
Le diagnostic
Il se fait par exclusion des autres causes potentielles ; généralement sur la base d'un questionnaire soumis au personnel voire aux autres usagers du bâtiment, suivi d'un second questionnaire
plus précis aux personnes se plaignant de symptômes et à celles qui n'en n'ont pas déclaré (pour détecter d'éventuelles causes jusque là non détectées). Cette étape est éventuellement suivie d'
entretiens individualisés avec le cas échéant examen clinique pour les personnes les plus touchés, avec expérimentations de solutions. Des bureaux d'études ou laboratoires spécialisés se
proposent d'accompagner ce type de démarche.
Causes
On considère de plus en plus que le problème est multifactoriel, c'est-à-dire qu'il associe plusieurs causes agissant en synergie. Des fuites dans les VMC et le transport de poussières,
nanoparticules et gaz émises par les véhicules à l'extérieur du bâtiment, d'autres systèmes d'air conditionné ou de chauffage par air pulsé sont souvent citées, ainsi qu'un air trop sec, associé
au dégazage de certaines molécules toxiques par les matériaux de construction (composés organiques volatils, colles).
Des spores de moisissures peuvent localement aggraver le problème, de même qu'une mauvaise ventilation de l'ozone dégagé par certains matériels électriques de bureau (photocopieuses, etc). Les
lampes halogènes émettant des UV peuvent se comporter comme des réacteurs photochimiques, notamment en présence de la fumée de cigarette.
Détection
Pour le médecin du travail et le personnel , la première alerte est souvent donnée par le constat d'une augmentation de l'incidence générale des maladies (augmentation de l'absentéisme ou des
plaintes des employés), avec apparition aggravation ou prolongation de la durée de symptômes chez certaines personnes plus sensibles.
L'autre indice est que dans la plupart des cas, ces symptômes disparaissent rapidement quand les occupants quittent la pièce ou le bâtiment touché. Les malaises peuvent perdurer plus longtemps
chez les personnes sensibles ou plus exposées, avec des effets sanitaires potentiels à long terme ne pouvant être ignorés.
Que fait la direction ?
Pour l'instant, rien. A croire que les symptomes sont inexistants. La médecine du travail, prévenue, est inopérante. Le médecin du 133 ayant été absent.
De qui se moque t-on ?