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Nous n’avons pas le moral chez Publicis Consultants, et ce n’est pas nouveau. Ce qui me parait plus grave, c’est que le phénomène s’aggrave. On dit souvent «avoir
le moral dans les chaussettes», mais y a-t-il plus bas que les chaussettes ?
Pendant la période 2008-2009, j’ai été surpris de voir que la dimension bien-être au travail était relativement peu affectée. Aujourd’hui, on sent que ce n’est plus
le cas. L’"envie" dans cette agence s’érode de jour en jour. Pourquoi ?
Parmi les principales causes d’insatisfaction il y a bien sûr le salaire. Mais pas que.
Comme le disait récemment un tract des syndicats, les salariés ont accepté depuis plusieurs années de faire des concessions sur leur qualité de travail et leur
salaire ( moins de monde, plus de travail, moins de temps pour faire le travail, l’urgence, toujours l’urgence...) mais aujourd’hui ils souhaitent recevoir le fruit de leurs efforts.
Qu’on le veuille ou non, la motivation diminue avec la façon dont on est traité...
Il est d’ailleurs intéressant de savoir qu’une étude récente estimait que les salariés «insatisfaits» pensaient qu’il leur faudrait environ 800 euros en plus par
mois. Un demi-smic ! Cela donne une idée de l’ampleur du malaise.
Mais à cela s’ajoute surtout, à mon avis, un manque de perspectives d’évolution professionnelle chez Consultants : on a clairement le sentiment que les compétences
ne sont pas valorisées au sein de l’entreprise.
Et que l’on vit dans une espèce d instabilité, entretenue par des guerres de clans, des incompétences managériales et à l’absence totale de ligne
directrice.
Je crois qu’ aujourd’hui, si on ne pense quasiment plus qu’au salaire, c’est que le reste ( l’immatériel ), qui pourrait constituer une autre source de motivation,
a complètement disparu.
Ce ne sont pas des réunions «NAO» avec les syndicats qui pourront résoudre le problème. D’ailleurs,elles ne semblent pas apporter grand chose.
Une «petite» augmentation serait bien sûr la bienvenue. Mais cela ne suffira pas... le mal me semble plus
profond.