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COMME LE DIT "MARIANNE" : LES SALARIÉS SONT DÉPRIMÉS, LE MEDEF EST DÉPRIMANT.



En ces temps de crise financière, les conditions de travail des salariés ne sont pas brillantes. Salaire, horaires, tout concourt à une baisse de moral générale. Pendant ce temps au Medef, on parle Internet et industrie mais on évite soigneusement le sujet qui fâche : l'emploi.

 

Il ne fait décidément pas bon être salarié depuis le début de la crise financière qui s’est transformée en crise économique avec un chômage dont nul ne sait jusqu’où il peut aller :

« Au deuxième trimestre, le chômage s’est établi en moyenne à 9,5 %, DOM compris, et à 9,1 % sur la seule France métropolitaine, soit près de 2,6 millions de personnes. Il faut remonter début 2006 pour retrouver une aussi mauvaise performance. En trois mois, la hausse est particulièrement importante, puisqu’elle représente 0,6 point. Seule - relative - bonne nouvelle : le taux de chômage au premier trimestre a été révisé à la baisse, à 8,5 % en métropole au lieu de 8,7 %. Les jeunes paient toujours un lourd tribut à la crise. Le taux de chômage des 15-24 ans a en effet atteint 23,9 % d’avril à juin. C’est sur ce public qu’il a le plus progressé, sur un trimestre comme sur un an, (respectivement + 1,6 point et + 5,2 points) ».


Chiffres qui continuent à progresser compte tenu des très nombreux plans sociaux, licenciements individuels et depuis peu « grâce » à la rupture du contrat de travail par consentement mutuel qui est en passe de devenir le meilleur « outil » pour se séparer de salariés tout en chargeant la barque de l’Unedic

«  Ainsi, entre août 2008 et juin 2009, les Directions départementales du travail (DDT) ont eu à traiter 142.477 demandes d’homologation de rupture conventionnelles. Et, les chiffres de la Dares montrent que le nombre de demandes croît de mois en mois. Au cours du seul mois de juin 2009, ce sont plus de 20.000 demandes d’homologation qui ont été enregistrées. Sur les 142.477 demandes d’homologation reçues, 111.670 ont été homologuées. Entre les demandes déclarées irrecevables et les demandes refusées, le taux de refus s’élève à plus de 20 %. »


Même si Hervé Novelli continue de pavoiser avec son statut d’auto-entrepreneur, il ne faut pas oublier que celui-ci est un parfait trompe l’oeil : « Depuis le 1er janvier en effet, tout salarié, retraité, étudiant, chômeur peut arrondir ses fins de mois en développant une activité complémentaire grâce au nouveau statut d’auto-entrepreneur. Nouveau statut certes, mais surtout réaménagement d’un régime simplifié de micro-entreprise, l’auto-entrepreneur ne cesse de rassembler et diviser. Les prochains remaniements du statut prévus pour la rentrée parlementaire continueront à alimenter le flux d’informations pour les futurs créateurs d’entreprises »


Car comme expliqué plus haut, si ce statut convient bien à : « Tout salarié, retraité, étudiant, chômeur qui veut arrondir ses fins de mois »,  il ne résout pas le problème de plus de 2,6 millions de personnes sans emploi. Des responsables politiques aux nombreux experts, chacun propose sa ou ses solutions. Les seuls que personne n’interroge, bien qu’ils soient les premiers concernés, ce sont justement les salariés des entreprises . Et pourtant, sans salarié, que deviendraient les entreprises ! Car, faire réussir une entreprise, pour son ou ses dirigeants, c’est avant tout, avoir des « troupes » efficaces, motivées et confiante dans l’avenir. Or, les propos de Christine Lagarde, tenus à fin août, n’ont absolument rien de rassurant, surtout lorsqu’on qu’elle déclare : «  Nous avons préparé treize fiches pour apporter des réponses pratiques aux chômeurs, aux salariés et aux employeurs, selon leur situation. Nous devons soutenir la montée en puissance de certains outils comme l’apprentissage ou la convention de reclassement personnalisé (CRP). Ces fiches détaillent de manière pédagogique à qui la mesure s’adresse, les avantages et comment cela marche, en prenant des cas types. Par exemple, on explique comment Anne-Marie, une salariée de 48 ans qui travaille dans une entreprise de transformation de saumon, peut bénéficier d’une CRP à la suite d’un licenciement économique. Cela lui permettra de suivre une formation pour se reconvertir dans un autre métier - en l’occurrence travailler avec des personnes âgées - grâce à l’obtention d’un diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale. Les fiches pourront être consultées sur le site Internet du ministère et sur celui de Pôle emploi, et elles seront distribuées dans les chambres des métiers, les maisons pour l’emploi, etc. »

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