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Interdit aux moins de 12 ans
Très Long-métrage français. Genre : Epouvante-Horreur
Durée : de longs mois. Année : 2009
Réalisateur : John Publicis
Synopsis : Un jour, une force invisible et mystérieuse endort les habitants du modeste village de Suresnes. Semaines après semaines, le docteur Fab, et
un enfant-démon Karl vont pouvoir exercer des experimentations maléfiques sur la population.
Inspiré du roman de John Wyndham "The Midwich Cuckoos", l'agence des damnés est un
mauvais remake du film de Wolf Rilla (1960). Il est à noter plusieurs différences fondamentales avec l’original. Tout d’abord le portrait des hommes de pouvoir est beaucoup plus développé dans ce
film que son prédécesseur (l’époque d’alors traduisait un romantisme ambiant surrané) ; le rôle du docteur également, moins nuancé et nettement mis en avant. Mais le changement le plus flagrant
est celui de l’enfant, Karl, qui dirige ses comparses.
Dans l’original, il s’agissait d’un petite fille, alors que le remake impose volontairement un garçon, beaucoup plus brutal dans sa dictature
psychologique. On l’aura compris, le film fait la part belle à la gente possédée dans ce film, où pourtant, la plupart des personnages manquent singulièrement de profondeur. Il manque ce goût du
cynisme auquel John Publicis nous avait habitué (The Thing, Escape from New-York entre autres). Les protagonistes semblent lisses et vierges de tous défauts. Etonnant de la part du
réalisateur.
Toutefois le talent reste intact : l'ambiance nous rappelle une fois de plus que John Publicis excelle dans le genre. Quant à la mise en scène, on
reconnaît sans problème la patte du bonhomme, à l’image de certaines séquences particulièrement abouties et efficaces : la très jolie et émouvante scène de Karl au cimetière, les plans en scope
sur la marche des damnés…
John Publicis n’a pas son pareil pour jouer avec nos sentiments, des plus sobres aux plus vils : le désarroi, la peur, la compassion, la colère, la contradiction… toute la palette nous est
offerte, si l’on s’accorde un temps soit peu de pénitence.