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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 21:06
Pourquoi votre entreprise fonctionne si mal ?

Si vous cherchez la raison pour laquelle votre entreprise peine à bien fonctionner, n’allez pas chercher plus loin que la porte de votre direction financière.

Le directeur financier n’est pas incompétent, c’est simplement la nature même des règles qu’ils est tenu d’appliquer qui vous envoie droit dans le mur.

Au départ il y a un constat largement partagé : l’entreprise peine à tirer le meilleur de ses actifs immatériels (capital humain etc) et n’est pas meilleure en ce qui concerne leur développement. Pas de chance : ils représentent 80% de sa valeur. La conséquence on la connait depuis longtemps : taux de rendement des actifs revenu à 25% de son niveau de 1965 alors que dans le même temps la productivité augmentait.

Conscientes de la situation, les entreprises ont essayé de lancer des programmes visant à remédier à cet état de fait : "collaboration", "innovation", "motivation", "engagement" et autres pipeaux... Mais ça ne marche pas.

Deux raisons à cela. La première est qu’il est très difficile de changer la logique des opérations quotidiennes : arbitrage entre deux choix, allocation des ressources, priorisation des activités. On peut changer la carrosserie, le moteur continue à tourner selon la même logique. La seconde est beaucoup plus en amont : il faut décider d'évoluer, de s'adapter et se doter des moyens nécessaires. C’est là qu’un grand nombre de projets sont morts nés pour cause de ROI prévisible insuffisant ou ont réussi à voir le jour mais ont échoué faute de moyens.

Tous ces points ont une cause commune : ce que les porteurs de projets voient comme un investissement se retrouve dans une case beaucoup moins flatteuse au crible comptable. Ce que l’on voit comme un investissement devient une dépense, un atout devient un risque etc... Ceux qui prennent les décisions et font les arbitrages appliquent des règles de comptabilité universelles. Dès règles élaborées à une époque où ce qui compte maintenant avait peu d’importance.

Mais quand on ne mesure pas les bonnes choses et qu’on se sert de ces indicateurs pour prendre des décisions il y a de fortes chance qu’on ne prenne pas les bonnes. Des décisions « conformes » par rapport à la norme constituent une aberration par rapport à la réalité.

Maintenant lorsqu’on parle de ces sujets de transformation on évoque souvent la dimension humaine, le sens, l’engagement mais rarement ce qui fait que ces actions seront non seulement acceptables mais qu’on sera à même de mesurer leur impact dans le temps. Un peu comme remplir un réservoir et mesurer le niveau de celui d’à coté : ça n’est pas l’action qui est mauvaise, c’est juste la jauge.

Aujourd’hui dans l’"entreprise 2.0", le "social business", l’"entreprise collaborative" ou je ne sais quoi, jamais on ne voit les spécialistes de la finance, du contrôle de gestion, de la comptabilité associés aux réflexions ou aux projets. Pourtant si on veut faire marcher l’entreprise de 2013 il faut des indicateurs conçus pour le monde de 2013, pas pour celui du XVIIIe siècle comme actuellement.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 16:45

Dans une affaire récente, un manager « a soumis des salariés à une pression continuelle, des reproches incessants, des ordres et contre-ordres dans l'intention de diviser l'équipe ». Mais ces pratiques se sont traduites « en ce qui concerne les salariés, par une mise à l'écart, un mépris affiché à leur égard, une absence de dialogue », ce qui a « entraîné un état très dépressif ».

Pourtant, le chef d’entreprise a une obligation de sécurité qui est une obligation de résultat. L'article L. 1152-4 du Code du travail met à sa charge une obligation de prévention du harcèlement pour en empêcher la survenance. Il lui appartient de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir les actes de harcèlement moral.

En outre, l'article L. 4121-1 du Code du travail met à la charge de l'employeur l'obligation de protéger la santé physique et mentale des salariés.

Son obligation de sécurité va au-delà de mettre un terme aux agissements de harcèlement moral. Il ne doit pas se contenter de muter le salarié harceleur, l'écarter de l'entreprise, ou, lorsqu'il s'agit d'un tiers, de mettre fin à son mandat ou sa mission.

Il doit en empêcher sa survenance. A défaut, il sera condamné pour avoir manqué à son obligation de sécurité de résultat.

Harceleurs et Cie.
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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 14:02
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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 23:43

On vous laisse juger.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:43
Réoganisation, réaménagement, remodelage. (Par extension)  dégraissage, licenciement, allègement
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 23:07
Publicis Consultants. Le rébus du jour.
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 18:10
Il est peut-être temps de renoncer à mon CDI-coquille vide

Blandine Grosjean - Rue 89

Après des études de pub, « réticente à l’idée de servir de serpillière pour obtenir un stage dans la publicité et finir de s’y faire essorer », Odile (ce n’est pas son vrai prénom) a revu ses ambitions à la baisse et s’est tournée vers le métier d’attachée de presse. Nous voulions qu’elle participe à notre rubrique « Travail au corps » mais elle a préféré témoigner avec ses mots d’un malaise plus profond.

Comme une partie de la génération Y à laquelle j’appartiens, je suis l’angoisse du chef d’entreprise : je n’ai jamais aimé les responsabilités et l’idée de challenge m’a toujours laissée indifférente. D’ailleurs, je n’ai jamais compris à qui s’adressaient les annonces destinées à ces amateurs de défis. Pourtant, la foule d’offres d’emplois qui leur est adressée laisse à penser qu’ils sont légion – au moins dans les fantasmes des recruteurs.

Ils sont donc autour de moi, ces travailleurs « corporate » qui acceptent avec entrain que leur vie professionnelle empiète sur leur vie privée. Et si je ne parie pas sur le moment où s’arrête le perfectionnisme et où débute la comédie, pour trouver un emploi, il a fallu me faire passer pour l’un d’eux.

Peut-être sont-ils moins nombreux que je ne le pense. Peut-être faut-il parfois leur adjoindre des personnes pouvant s’enorgueillir d’avoir fait un an de théâtre au collège – comme moi – et qui sauront feindre l’enthousiasme pour tout – et surtout pour n’importe quoi.

La maturité ou l’âge du retrait émotionnel

Suis-je inadaptée ? Est-il grave de douter de la raison d’être de son travail ? Je ne parle même pas d’utilité sociale, dans la mesure où la finalité de mon job est grosso modo d’aider des entreprises à vendre plus. D’ailleurs, à titre personnel, je suis loin d’être convaincue que les relations presse sont la panacée, c’est pourtant comme ça qu’elles sont présentées à des clients qui nous regardent avec des « 13 heures » de TF1 plein les yeux.

Je crois d’autant moins dans l’offre de service proposée par les grandes structures qui, comme la mienne, s’attachent à garantir non pas la qualité du travail de ses collaborateurs mais la fidélité de ses clients – ces deux éléments s’avérant ne pas être toujours corrélés. Finalement, persuadée de brasser du vent, je doute de ma place là-dedans.

Je souffre aussi du fait que mon manager est incapable de produire une phrase entière dans un français grammaticalement correct et d’être contrainte de garder mon sérieux lorsque j’assiste à des échanges du type :

Manager : « C’est du fine tuning dans le messaging.

Client : Exactement. »

Engluée dans mes paradoxes, je me retrouve à profiter des avantages d’un job de quasi-fonctionnaire : assise toute la journée derrière mon bureau avec une obligation de moyens de réaliser des objectifs sans fond.

Je suis adulte, je connais les règles et j’apprends tous les jours à faire avec. L’heure est au retrait émotionnel et la plupart du temps, j’arrive à accepter la vacuité des choses. J’arrive à faire avec l’obligation de feindre d’accorder de l’importance et d’investir mon énergie dans des choses qui n’ont pas de sens à mes yeux.

Pauvre petite fille riche

Je comprends que mes pleurnicheries puissent irriter certains. J’évoque le scepticisme d’une personne sinon riche (ça se saurait), du moins heureuse titulaire d’un CDI.

Je refuse de cracher dans la soupe : mon job sollicite un minimum mon intellect, je ne travaille pas à la chaîne et, pour l’heure, je ne subis pas de harcèlement moral (cette dernière variable est néanmoins la plus susceptible d’être soumise à modification).

Disons-le, mes conditions de travail sont bonnes. Qui plus est, j’apprécie la sécurité offerte par un emploi pour lequel fournir des efforts minimes suffit à en garantir la pérennité.

Une pierre dans leur jardin

Quand j’ai débuté la rédaction de ce papier, je pouvais considérer que mes propos puissent être perçus comme déplacés. Mon entreprise a pourtant eu l’occasion sur un court laps de temps de me prouver à quel point le manque de sens de mon travail était lié à un fonctionnement global brutal dans lequel l’empathie et le souci de l’autre n’ont pas leur place.

On reconnaît ces sociétés au point d’honneur qu’elles mettent à communiquer sur la nécessité de (re)placer l’humain au cœur du management, surfant sur le fantasme d’une parole performative du « dire, c’est faire ». Mais ça, comme dirait mon supérieur hiérarchique, c’est une pierre dans mon jardin.

La seule limite à ce système est que je n’ai pas encore l’âge – ou la nécessité – d’avoir complètement cédé au cynisme. La trentaine approchant, je cherche donc encore une manière de m’épanouir professionnellement et de trouver où pourrait être ma place.

Mes expériences professionnelles m’ont permis de réaliser que ce n’était pas forcément dans les emplois les plus socialement valorisés que je m’étais sentie la plus utile ou la plus épanouie. Ma seule certitude est que si je ne fais rien, tôt ou tard, cette absence de sens finira par avoir raison de ma santé mentale.

Peut-être est-il temps de renoncer au confort apparent offert par un CDI-coquille vide ? Peut-être est-il temps d’occulter mes doutes en m’installant dans un pavillon saumon à la périphérie d’une grande ville où je produirai une série d’enfants ? Le champ des possibles reste ouvert.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 23:38
Rendez vous.
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 23:31
Predator 2

Après un 1er article publié en décembre 2012, le résultat du rachat de la société girondine Cortix par Publicis est assez éloquent...

Sud Ouest-lundi 6 mai 2013

Il n’y a plus qu’une douzaine de salariés parmi les 26 repris par Publicis en septembre lors du rachat des actifs de Cortix à la barre du tribunal de commerce.

La société girondine Cortix, spécialisée dans la production de sites Internet pour petites entreprises, avait fait vivre jadis jusqu’à 400 salariés, avant de connaître une dégringolade ponctuée par sa liquidation en 2012. 26 emplois semblaient néanmoins pouvoir survivre à cette hécatombe, lorsque, l’été dernier, Publicis Webformance, filiale du grand groupe de communication français, exerçant cette même activité Internet a racheté les actifs à la barre du tribunal de commece de Bordeaux en reprenant du même coup le quart des 107 salariés alors encore en activité.

Hélas, la peau de chagrin a encore rétréci, puisqu’à ce jour, il ne reste plus qu’une douzaine d’emplois dans les bureaux de Ravezies à Bordeaux, qui accueillent les vestiges de Cortix, naguère implantée à Mérignac.

Entre-temps, la moitié des 26 personnes reprises ont fait l’objet d’une rupture conventionnelle entamée dès les semaines suivant le rachat. Selon Maxime Baffert, PDG de Publicis Webformance, « les intéressés n’ont pas voulu poursuivre leur carrière, au sein de l’entreprise, et nous ont fait part leur souhait de partir ».

Des postes sans rapport

Même si la rupture conventionnelle suppose le consentement formel du salarié, les propos de Maxime Baffert demandent à être mis en perspective. En effet, ces ruptures sont intervenues alors que la plupart des salariés concernés s’étaient vu inviter à exercer une activité de relation clientèle, qui ne correspondait ni à leur emploi antérieur (comptable, etc.), ni à leurs souhaits, et sans se voir proposer une vraie formation Or Publicis Webformance connaissait les profils de ces salariés, puisque dans son offre de reprise des actifs au tribunal, il avait précisé les 26 postes qu’il voulait maintenir.

Maxime Baffert nous a également indiqué que les salariés initialement maintenus « s’étaient vus proposer un « package » de rémunération incluant une part variable, et plus avantageux que les anciens contrats Cortix ». Il n’est pas sûr, en fait, que tout l’effectif se soit vu proposer ce nouveau « package ». Et en tout cas, ces avantages étaient liés à la signature d’un avenant incluant une clause de mobilité vers les autres sites du groupe (Lyon et Saint-Brieuc). Une clause dont le refus par les salariés concernés a également été un motif de déclenchement des ruptures conventionnelles.

Doutes sur la motivation

Après la grosse vague de départs de fin 2012, d’autres salariés sont restés. Mais, sous couvert d’anonymat, ils font part de la très mauvaise ambiance de travail régnant dans les bureaux de Ravezies. Dans ces conditions, certains ont choisi de finir par partir à leur tour. Mais Publicis Webformance n’utilise plus la procédure de rupture conventionnelle, qui pratiquée de façon trop systématique, risquerait d’être considérée par l’administration comme un substitut à un Plan de sauvegarde de l’emploi.

Pour compenser ces départs, Publicis Webformance n’a pas embauché sur son site de Bordeaux, ce qui fait que son maigre effectif actuel est bien en-dessous des engagements pris au moment du rachat. Maxime Baffert affirme que cette situation est due au fait que la responsable des ressources humaines se trouvait en congé de maternité - un congé qui semble avoir été bien long. On saura bientôt si Publicis, qui ne manque pas de moyens, fait les efforts nécessaires pour sauver le site bordelais de sa filiale, ou bien si les engagements limités pris lors de la procédure de liquidation ne visaient qu’à habiller le rachat du fonds de commerce de Cortix et de sa clientèle.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 21:10
Un plan, plus généreux, tu meurs !

Puisque l’auto-congratulation est la marque de fabrique de Publicis, Consultons suit le mouvement et ne peut s'empêcher d'admirer avec vous les mesures d'accompagnement du plan de départs volontaires lancé voici 3 mois chez publicis Consultants.

Une conception de l'équité d'abord, qu'il faut particulièrement louer : les éventuels candidats auraient droit, en cas de départ, à une Cellule Mobilité Emploi entièrement contrôlée par la direction patronale et quelques consultants d'un cabinet choisi par qui ? par cette même direction pardi ! Pourquoi s'embêter à partager, quelle perte de temps !

Une volonté de faciliter la mobilité interne incroyablement efficace est à souligner. Le paquet a vraiment été mis : "allez faire un tour sur l'intranet voir s'il y a pas un petit poste qui traine", et... basta ! Avec ça, si on reclasse pas un max de "candidats" dans le groupe, y'a plus qu'à se couper un bras.

Publicis Consultants préfère être particulièrement généreux sur le temps du congé de reclassement, et ça il faut le signaler : 8 mois pour les salariés de plus de 45 ans, les seniors, ces gens si appréciés par les entreprises... Là, on dit merci. parce que 8 mois, c'est quand même largement suffisant pour trouver un boulot en période de crise quand on est dans cette tranche d'âge !

Du coup, Consultons n'a pas trop envie de vous donner la suite, de toute façon à l'avenant. Avec toute la générosité déjà évoquée, on a deja presque tout dit.

Ah si, juste une dernière précision. Concernant la formation proposée aux éventuels candidats à la reprise ou la création d'entreprise. Là, on frise la gabegie, tellement l'enveloppe est élevée : on offre les heures de DIF ou si celles-ci sont épuisées, 2000 euros de formation !

Incroyable. Chez Publicis quand on veut faire partir des gens, on fait carrément sauter la banque ! Quelle magnanimité !

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